Demande de visa
Extrait de Fellag, Djurdjurassique Bled.
Il y avait un gars devant nous qui ne parlait à personne (…) Il avait un costume tellement droit et tellement bien repassé qu’il ne le met pas : Il monte sur une échelle et il y a une grue pourqu’il rentre dedans tout droit ; même s’il est fatigué, le costume le remet en place. Il avait des chaussures jaunes brillantes, un nœud papillon, une valise dite-plomatique et un broaching dans ses cheveux qu’il a mis cinq jours chez le coiffeur pour le faire. Ce n’est pas un broaching, c’est de la soudure à l’arc (…) Le titi algérois avait un broaching magnifique et ne parlait à personne sauf de temps en temps quand on le bouscule, parce que des temps il y a une poussée démographique : le dernier de la queue s’impatiente et pousse tout le monde et tout le monde s’en va, mais lui, dès que l’on le bouscule, il se met à hurler :
- Oh ! Doucement, mais vous n’êtes pas dans un café ici, mais c’est le consulat de la France générale ; mais soyez un peu civilisationnés. Il y a les Français qui vous regardent, comme quoi vous avez fait la guerre et que vous avez sorti les Français, طز ! Et re-طز ! Mais vous n’avez aucun dignitisme. Il y a les Français qui sont derrière les fenêtres du consulat, il vous tudient avec l’horoscope, espèce de microbes.
Et à un moment donné il a insulté tout le monde quand on l’a bousculé, et il y avait un jeune derrière lui qui lui a dit :
- Allez, ferme ta gueule ! Descends un peu, sois normal, soit populaire comme tout le monde.
Et le type il lui fait :
- Ah! tu ne me parles pas comme ça, tu ne sais pas qui je suis-je !
- Qui tu suis-je ? Tu crois qu’il n’y a que toi qui suis-je ? Mais on est tous des suis-je, moi aussi je suis un suis-je, qu’est ce que tu crois-je ? (malheureusement c’est intraduisible en français) Allez, marche, je te suis-je.
Deux jours après, quand on est arrivé à l’intérieur du consulat, il y avait le suis-je, dès que son tour est arrivé, ils l’ont appelé, il s’est présenté avec un dossier, quatre kilos de papiers qu’il a glissés à l’intérieur du guichet, puis la dame a attrappé le dossier et s’en allait vers le bureau des visas, eh oui, ils y des gens qui ne viennent que pour ça ! Dès qu’ils la voient, “La France a commencé !”, il y a même quelques un que l’on leur a refusé le visa quatre-vingt dix fois, mais ils reviennent quand même :
- Mon visa est refusé ? Merci madame, à demain !
Elle est vieille, mais chez nous, elle est encore valable.
Le suis-je attendait son retour, et tout à coup il a vu une caméra de surveillance vidéo
- Allons enfants de la patrie, le jour de gloire, il est arrivi …
La bonne femme revient avec le dossier, elle lui glisse le dossier, le lui redonne :
- Monsieur, nous sommes désolés, mais votre demande de visa est refusée.
- Madame la France, je ne comprends pas du tout ce refusement. Mon dossier, il est impossible tu penses le contraire, de la chose telle qu’il est écrit avec le stylo sur la page. Je suis un Algérien, démocratique et populaire, … et wilayal. J’ai demandé un petit visa de 36 mois pour aller visiter le Museau du Lièvre à Barbès ce soir, et tu me refuses ? Pourquoi cette refusation ? Pourquoi ce refusage ?
- Écoutez, votre demande de visa est refusée, veuillez sortir, il y a assez de monde comme ça.
- Ah, tu ne me parles pas comme ça. Je suis un Algérien, j’ai les nerfs qui sont couchés, tu vas les réveiller. Qu’est ce que tu crois-que ? Tu crois que tu vas faire la loi au pays des Arabes à Poitiers ? Eh bien, puisque c’est comme ça, le visa il tombe tout de suite. Je ferme les yeux et je les ouvre, et je trouve le visa, qu’il pousse ! Mais vraiment madame, avec vous, il n’y a même pas un coin où un oiseau peut faire la sieste. Et puis d’abord, je veux parler directement avec Monsieur le Consul Général. Je ne veux pas parler avec ces sous-titres.
- Vous l’aurez voulu, Messieurs les agents !
Les agents sont arrivés, ils lui ont sauté dessus, il s’est débattu comme un fou, son broaching est tombé, le nœud papillon s’est envolé, la valise diplomatique s’est ouverte, il y avait quatorze sandwitchs merguez. Ils se battaient avec eux et nous criait :
- ماتخلهمش يحقرونا هنا في بلادنا ! Ils ne vont pas faire la loi ici chez nous ! On va tout casser ! Aux armes citoyens ! Formez vos bataillons !
On l’a regardé et on lui a dit :
- Tout à l’heure, c’était “je suis-je”, et maintenant, tu nous sommes.
Demain je déposerai mes papiers, tout comme le suis-je. Voyons ce que le consulat français me réserve …

April 9th, 2007 at 8:01 pm
Going to France? Why? Don’t tell me your going to immigrate
April 9th, 2007 at 8:14 pm
Project requirement
I will stay for one month I guess.
April 10th, 2007 at 3:04 am
ظاهرلي فيك فاضي شغل هالأيامات
:)
April 10th, 2007 at 9:21 am
alor tu la eu ?
April 10th, 2007 at 9:33 am
offshores and then sends people to France. It’s dumb.
April 10th, 2007 at 6:17 pm
Rasta:
I signed too many documents about confidentiality.
Friday I will know.
François :
Sorry, I removed the company name, I don’t want to involve my employer to the blog.
As for the reason, I also can’t tell you why